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Jacques Decour

Jacques Decour (1910-1942)
 
 
Jeune romancier de talent remarqué aussitôt par la critique, brillant germaniste, fonde, avec Jean Paulhan, en 1942, la revue clandestine Les Lettres françaises. Arrêté par la police française et livré aux nazis il sera fusillé le 30 mai 1942 au Mont-Valérien. 
 
Pierre Favre, Jacques Decour, l’oublié des lettres françaises Une biographie 
 
 
ISBN : 2-84490-099-2 480 p. 26,00 euro
 
 
Lorsqu’il meurt le 30 mai 1942, fusillé par les nazis au Mont-Valérien, Jacques Decour n’a que trente-deux ans. Né Daniel Decourdemanche, cet enfant des beaux quartiers était destiné à la haute finance, mais il abandonne très vite des études de droits imposées par son père, leur préférant la littérature, en particulier les lettres allemandes. Cet amour pour la culture et la langue d’outre-Rhin ne va plus le quitter. 
À vingt ans, il se lie d’amitié avec Jean Paulhan qui publie son premier roman, Le Sage et le Caporal (1930), puis Philisterburg (1932), journal de voyage en Allemagne qui dénonce avec une rare précocité la montée du nazisme, enfin Les Pères (1936), très beau « roman d’apprentissage ». Il donne aussi des chroniques à la Nouvelle Revue française
Jeune professeur d’allemand, il s’engage pendant le Front populaire dans le militantisme communiste, créant une Maison de la culture et un Ciné-Club à Tours. Quand la guerre survient, il enseigne à Paris où il dirige la revue Commune
Premiers mois de l’Occupation : Decour accuse le coup, mais ne se résigne pas. Très vite, il s’engage dans la Résistance intellectuelle, créant coup sur coup, avec le philosophe Georges Politzer et le physicien Jacques Solomon, les revues L’Université libre et La Pensée libre. Il y livre un combat sans merci contre l’esprit de Collaboration, mais aussi un combat acharné pour l’humanisme contre l’obscurantisme. C’est alors que germe en lui l’idée des Lettres françaises, revue qu’il fonde en 1942 avec Jean Paulhan. Les Lettres françaises, qu’il n’aura pas le temps de voir paraître, vont être, comme le rappelle Vercors, dans un hommage repris au début de ce livre, le vrai point de départ de la Résistance intellectuelle : « sans lui il n’y aurait eu ni Éditions de Minuit ni même Silence de la mer. » 
Le temps lui a malheureusement réservé un injuste oubli, que la biographie de Pierre Favre entend bien réparer…
 
 
 
Jacques Decour, Le Sage et le caporal suivi de Les pères 
et de cinq nouvelles inédites 
 
 
ISBN : 2-84490-098-4 228 p. 20,00 euro
 
 
« S’il fallait au roman une moralité, ce pourrait être celle-ci : la révolte, la vie irrégulière, la drogue même ne sont pas moins décevantes, pour un garçon bien né, que le renoncement et le travail bourgeois. Tout cela se ressemble, c’est à mettre dans le même sac. », dit Jean Paulhan du premier roman d’un jeune auteur (Jacques Decour a vingt ans), qu’il publie en 1930. Le Sage et le Caporal, c’est de l’histoire de deux frères, deux jeunes bourgeois à la charnière de l’adolescence et de l’âge adulte, tout occupés, chacun de son côté, de trouver un sens à leur vie. L’un s’enfuit pour vivre sa vie, l’autre part pour se faire une situation. Ils aiment, souffrent, se réfugient, tour à tour, l’un et l’autre, dans la religion ou le banditisme… À défaut de se déclasser, l’aîné choisit la mort et le second se résigne à jouer le jeu social. Tout ceci est mené d’une plume alerte et changeante à travers nombre de scènes d’une drôlerie rare et pleine d’ironie. 
D’un ton plus grave est le second roman : Les Pères (1936). Les Pères ce sont les aînés : tous ceux qui ont obtenu – au prix de quelles concessions ? – de vieillir, de vivre. Le premier, père adoptif de Michel, voudrait lui laisser sa fortune que celui-ci refuse ; le deuxième lui apprendra à éveiller en lui, au-delà des débats de conscience, le « démon qui décide juste » ; Le troisième enfin, père adopté par Michel, lui fait découvrir un moyen de se tolérer soi-même : savoir « se relier » aux autres hommes.
 
 
 
Jacques Decour, Philisterburg 
Préface de Jérôme Garcin 
 
 
ISBN : 2-84490-112-3 176 p. 17,00 euro
 
 
En 1930, alors qu’il n’a que vingt ans, Jacques Decour est nommé professeur d’échange en Allemagne. De ce séjour d’un an, il ramène un texte inclassable et irrespectueux, Philisterburg
« Ce livre sur le vif, c’est donc la formidable chronique tenue par un germanophile dans une ville allemande dont les notables l’insupportent, pour qui seules la méfiance et le repli sur soi tiennent lieu de morale, et dont la nouvelle génération de petits caporaux l’effraie, parce qu’elle s’apprête déjà à prendre sa revanche. […] Philisterburg n’est ni un essai, ni un récit, ni un journal intime, c’est du concentré de Jacques Decour. Un mélange de rigueur et d’insolence, d’idées fortes et d’anecdotes, de principes et d’impromptus. » (Jérôme Garcin)
 
 
 
Jacques Decour, « Nos jeunes morts sont secrets » 
Littérature et résistance
 
 
Lorsqu’il meurt le 30 mai 1942, fusillé par les nazis au Mont-Valérien, Jacques Decour n’a que trente-deux ans. Né Daniel Decourdemanche, cet enfant des beaux quartiers était destiné par son père à la haute finance, qu’il abandonne très vite lui préférant la littérature, en particulier les lettres allemandes. Cet amour pour la culture et la langue d’outre-Rhin ne va plus le quitter. 
À vingt ans, il se lie d’amitié avec Jean Paulhan qui publie son premier roman, Le Sage et le Caporal (1930), puis Philisterburg (1932), journal de voyage en Allemagne qui dénonce avec une rare précocité la montée du nazisme, enfin Les Pères (1936), très beau « roman d’apprentissage ». Il donne aussi des chroniques à la Nouvelle Revue française
Jeune professeur d’allemand, il s’engage pendant le Front populaire dans le militantisme communiste, et, nommé à Tours, il y créé une Maison de la culture et un Ciné-Club, Ciné-Liberté. Quand la guerre survient, il enseigne à Paris où il dirige la revue Commune
Premiers mois de l’Occupation : Decour accuse le coup, mais ne se résigne pas. Très vite, il s’engage dans la Résistance intellectuelle, créant coup sur coup, avec le philosophe Georges Politzer et le physicien Jacques Solomon, les revues L’Université libre et La Pensée libre. Il y livre un combat sans merci contre l’esprit de Collaboration, mais aussi un combat acharné pour l’humanisme contre l’obscurantisme. C’est alors que germe en lui l’idée des Lettres françaises, revue qu’il fonde en 1942 avec Jean Paulhan. Les Lettres françaises, qu’il n’aura pas le temps de voir paraître, vont être, comme l’a rappelé Vercors dans un hommage repris au début de la biographie Jacques Decour, l’oublié des Lettres françaises, le vrai point de départ de la Résistance intellectuelle : « sans lui il n’y aurait eu ni Éditions de Minuit ni même Silence de la mer. » 
 
Ce petit livre a été réalisé à l’occasion de l’Exposition « Nos jeunes morts sont secrets », Jacques Decour, Littérature et Résistance, au Château de Tours.
 
 
Un volume – ISBN : 2-84490-144-1 – 32 p. – 3,00 euro 
 

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Modifié en dernier lieu le 2.06.2005
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